Sié Poda : « La relève est déjà prête »


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À la tâche pour la réussite de la 3e édition de l’Arbre de Noël tenue samedi dernier, Poda Sié le Directeur Technique National à la fédération ivoirienne d’athlétisme (FIA) s’est prononcé sur les grands défis de la nouvelle saison. Le technicien ivoirien a évoqué dans cet entretien la relève qui se prépare à prendre le relais de Murielle Ahouré et Marie José Ta Lou.

Aujourd’hui (samedi ndlr) la FIA organise un arbre de Noël à l’intention d’un certain nombre d’enfants. Y-a-t-il un engouement par rapport aux deux premières éditions ?

Oui effectivement ! L’arbre de Noël cette année concerne 200 enfants et nous ne sommes pas très loin de notre objectif qui était 250. En effet cette saison, nous avons prévu de faire mieux que les années antérieures. Surtout que l’année dernière, nous n’avons pas pu mener à bien ce projet du fait de la Covid-19.

Mais dites, quel regard portez-vous sur la saison qui vient de s’achever ?

La saison 2021 fut une saison troublée par la pandémie Covid-19. Cela a compliqué le fonctionnement des choses. Nous avions certes la possibilité de faire les championnats nationaux mais pour les autres compétitions c’était quasi impossible. Les déplacements étaient difficiles car pour se déplacer, il fallait suivre une longue procédure. Cette situation impactait fortement nos activités. Mais on ne peut que tirer le positif et dire que cela nous servira d’expérience pour entamer la saison suivante vu que celle-ci est beaucoup chargée de compétitions.

Quels sont vos projets pour cette nouvelle saison ?

Cette saison, nous voulons axer nos projets sur l’excellence. Notre vision a toujours été d’avoir un bon nombre d’athlètes de qualité. Pour le moment la qualité y est mais il nous faut toujours un effectif. Car au vu des compétitions que nous avons, notamment le championnat d’Afrique, les jeux de la francophonie, le championnat du monde etc… nous avons impérativement besoin d’un effectif pour être à la hauteur du challenge.

 Pouvez-vous nous dire aujourd’hui si la relève au niveau des dames est assurée ?

Évidemment, la relève est déjà prête. Et même si nous ne prévoyons pas les remplacer d’un coup de baguette magique du jour au lendemain, vu tout ce qu’elles ont accompli et continuent d’accomplir pour ce pays. Nous pouvons d’ores et déjà commencer avec certains espoirs. En occurrence, Jessica GBAÏ, qui est une jeune athlète ivoirienne qui vit aux États-Unis. Mais qui a décidé de représenter la Côte d’Ivoire. Au niveau national également, nous avons pas mal de jeunes en phase de progression. Nous espérons pouvoir compter sur ces derniers dans un futur proche. Toutefois nous poursuivons nos recherches à travers tout le pays et à travers le monde pour avoir à notre disposition plus de jeunes prometteurs. Et si tout se passe bien, nous pourrons compter sur de très grands athlètes bientôt

Sinon, que pensez-vous des autres disciplines en dehors du sprint ?

 Je vois qu’il y a aussi de bonnes choses. Même si tout n’est pas parfait comme partout d’ailleurs, il y’a quand même quelques points positifs à relever et surtout quelques étincelles qui arrivent à se démarquer. Par exemple, le jeune Lebon Attoungbré Nzébou qui est pratiquement à 8 mètres, le record de la Côte d’Ivoire au niveau triple saut. Actuellement il est junior et cette année, il passera Senior, il lui faudra donc plus de travail pour mériter sa place dans l’élite et pourquoi battre des records à l’échelle mondiale. Mais ça ne s’arrête pas là. Autant il y’a de disciplines, autant nous avons des éléments déjà performants qui ont juste besoin de temps et d’encouragement pour exploser.

Donc vos chantiers s’étendent à toutes les disciplines ?

Tout naturellement ! Je veux juste préciser que nous ne nous concentrons pas uniquement que sur le sprint. Nous arrivons à placer des jeunes dans tous les autres domaines. Nous devrons être considérés dans le lot des grands pays de l’athlétisme tant au niveau de la sous-région qu’au niveau international. En dépit des points qu’il faut améliorer, nous formons de grands athlètes. En atteste la récente visite de la fédération burkinabé d’athlétisme qui est venu voir notre méthode de travail. Tout cela témoigne du travail abattu par la FIA et les différents acteurs de l’athlétisme ivoirien. Nous demandons donc à l’Etat de faire mieux que ce qu’il fait déjà en nous apportant plus de moyens et des infrastructures car si nous sommes mis dans les bonnes conditions, il y’a de quoi rêver.

Propos recueillis par Lebéni KOFFI







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