Équitation AG Elective : La dissidence campe sur sa position


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Après avoir sorti les griffes pour mettre à nu les « irrégularités » du processus électoral et s’y opposer avec fermeté jeudi dernier, treize écuries se sont réunies à nouveau ce mercredi à Koumassi pour réagir à la sortie du le président du bureau fédéral le 12 novembre dernier.

« Nous intervenons pour rétablir la vérité sur des propos tenus lors de cette conférence par des membres du bureau fédéral.

Vous avez ici devant vous, les clubs à jour de leurs cotisations, auxquels la fédération refuse le droit de PRENDRE part au vote.

Il y a aussi les clubs affiliés qui veulent s’acquitter de leur cotisation à qui la Fédération demande d’attendre après l’assemblée générale élective parce que les comptes sont arrêtés. Sont présents dans cette salle également les clubs qui n’ont pas eu les moyens de s’affilier, les cavaliers et les vendeurs », a indiqué Moumouni Lonfo, le président de l’écurie Lonfo aux lignes liminaires avant d’ajouter. « Nous tenons à interpeller le ministère de la Promotion des Sports et du Développement de l’Economie sportive, l’opinion nationale et internationale sur ce qui se passe à la Fédération ivoirienne d’équitation ».

Puis, le porte-parole des dissidents qui a perçu à deux reprises le fonds covid 19 soit 800 000 FCFA, a tenu à faire des précisions. « Je souligne que sur les quatre ans de mandat en cours, j’ai sans cesse payé mes cotations à hauteur de 350 000 Fcfa l’année à la fédération. Faites le calcul, vous verrez bien qui de la Fie et de mon club a donné plus d’argent à l’autre. Pourquoi M. Bamba ne mentionne pas cela dans son intervention ? Pourquoi ne dit-il pas que des clubs qui avaient voté pour le président en 2017 ont perçu ce fonds qui était de 400 000 Fcfa, alors qu’ils n’étaient pas en règle ? », a-t-il ajouté avant de poursuivre. « M. Bamba Cheikh est en contradiction avec le procès-verbal produit par le Commissaire de justice, selon lui après la visite de M. Seiller. Mes installations ont été détruites par la mairie en juin 2021, suite à UN conflit foncier avec la chefferie d’Abia Koumassi. Mes chevaux ont été installés dans le club d’un ami avec qui je loue des boxes, le temps de mettre fin au litige foncier. Cela ne peut suffire pour affirmer que mon club n’existe pas. Mieux, il est important de savoir qu’en réalité, le fonds Covid-19 est une assistance de l’Etat, via le ministère des Sports aux fédérations sportives pendant la pandémie. La Fie ne peut donc pas s’attribuer ce fonds, car il ne provient pas de ses caisses. Pourquoi vouloir en faire une assistance propre à la fédération ? »

Privés du droit de vote, les treize écuries de la dissidence estiment qu’ils sont lésés. « On refuse aux clubs le droit de vote sous prétexte qu’ils ne remplissent pas les conditions. Ces clubs veulent payer leurs cotisations pour participer au vote, la Fie leur dit qu’ils doivent attendre après l’assemblée générale élective. Lors de la conférence de presse au cours de laquelle M. Médy Bamba a fait ses déclarations, le président de la Fie, Stéphane Ouégnin a affirmé que sur 12 clubs affiliés à la Fédération (contre 22 clubs qui ont pris part à son élection en 2017) seule7 sont à jour de leurs cotisations et seulement 4 vont prendre part au vote lors de l’Assemblée générale du 19 novembre 2021. Quels sont ces clubs à jour de leurs cotisations ? Qui sont les 4 clubs qui ont droit au vote ? », a-t-il souligné en pointant du doigt le manque de compétition et de communication pour une parfaite maîtrise des textes.

À 48 heures de l’assemblée générale élective, le collectif des clubs dissidents a les yeux rivés sur le ministère de la promotion des sports et du développement de l’économie sportive pour une issue heureuse à cette crise. « Nous avons saisi par deux courriers le ministère de la promotion des sports et du développement de l’économie sportive. Nous attendons que la tutelle réagisse pour amener toutes les parties à la table de discussion ». Ce sont au total treize clubs et écuries qui étaient présents à ce point de presse tenu sous la supervision de Me Monin, l’huissier de justice.

Lebéni KOFFI







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