Hervé Koffi règle ses comptes avec le LOSC


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Arrivé à Lille à l’été 2017, Hervé Koffi a définitivement quitté le LOSC lors du dernier mercato estival, direction Charleroi. Le Burkinabé a la dent dure contre le LOSC. Morceaux choisis.

Hervé Koffi sous le maillot du LOSC lors d’un amical

Cet été, le LOSC a perdu son numéro un Mike Maignan (25 ans), parti, auréolé d’un titre de champion de France, du côté de l’AC Milan, où il brille déjà de mille feux. Mais ce n’est pas tout. Les Dogues ont également vendu Hervé Koffi (24 ans) à Charleroi. Pourtant, le Burkinabé, arrivé à l’été 2017 puis prêté à Belenenses (2019/20) et Mouscron (2020/21), était censé prendre la relève de l’international tricolore (1 cape) dans les buts lillois cette saison. Dans les colonnes du magazine belge Sport/Foot Magazine, ce dernier a clairement expliqué la situation.

«Je n’en ai jamais parlé avant, mais aujourd’hui, je vais être clair. Clairement, la manière dont les choses se sont terminées avec Lille me donne envie de leur prouver à quel point ils se sont trompés sur moi. Pour comprendre le sentiment qui m’habite, il faut savoir qu’avant que je parte à Mouscron, il était convenu avec Luis Campos (ancien directeur du recrutement du club lillois, ndlr) et Gérard Lopez (ex-président du LOSC, ndlr) qu’à la fin de mon prêt, s’il était convaincant et que Mike Maignan partait comme prévu, je revienne à Lille comme numéro 1», a-t-il d’abord expliqué avant de poursuivre.

Amertume et soif de revanche

«J’avais même resigné fin juillet 2020 un nouveau contrat jusqu’en 2024. Sauf que dans la foulée, j’ai très vite compris qu’avec les problèmes extra-sportifs et les départs annoncés de Campos et Lopez, rien ne se passerait comme prévu. Ce qui explique que quand, à la fin du mois de septembre 2020, après mes six bons premiers matches avec Mouscron, le club de Dijon est arrivé à Lille avec une offre concrète, j’ai voulu partir. J’aurais pu quitter Mouscron pour Dijon, j’étais même super motivé à l’idée de revenir en Ligue 1, mais malheureusement le LOSC n’a jamais voulu me laisser partir», a-t-il indiqué, toujours amer.

«Ça m’a mis un coup, mais le discours officiel à ce moment-là, c’était que le club croyait encore en moi. Le problème, c’est que dans la foulée, comme tout le monde l’avait senti, Luis Campos et Gérard Lopez sont partis. Finalement, fin mars, j’ai été contacté par la nouvelle direction via le président Olivier Létang, pour me dire que je pouvais me trouver un nouveau club dès l’été. Je me souviens, c’était juste après un match avec le Burkina, j’étais en Ouganda pour les éliminatoires de la Coupe d’Afrique. Quelque part, je m’attendais à cette issue, mais quand même, ce soir-là, je peux vous dire que j’ai mal dormi», a-t-il raconté.

Déçu, le portier des Étalons a vécu un mercato compliqué. «Je ressentais une forme d’inquiétude par rapport à mon avenir. Chaque jour qui passait, c’était comme une chance de passée. Et à l’époque, je dois reconnaître que je ne me voyais pas revenir en Belgique. Je voulais vraiment retrouver un club en France. J’ai eu des touches à Brest, qui cherchait un gardien pour pallier l’absence de Gautier Larsonneur, qui allait partir avec l’équipe de France olympique, mais ça ne me garantissait pas à terme un poste de numéro 1. J’ai aussi eu la possibilité d’aller à Troyes, mais là aussi, c’était plus dans un rôle de numéro 1 bis», a-t-il confié, racontant son départ chez les Zèbres de Charleroi.

«Finalement, un soir, sur Instagram, j’ai reçu un message d’Eric (Deleu, ndlr), mon ancien entraîneur des gardiens à Mouscron. Il me disait de le rappeler très vite, que c’était urgent. En fait, il venait d’avoir un contact avec Cédric Berthelin de Charleroi, qui lui avait dit qu’il était intéressé par mon profil pour devenir le gardien numéro 1 de Charleroi pour cette saison. Initialement, je n’étais pas convaincu de vouloir rester une saison de plus en Belgique, mais là, quand j’ai entendu parler du projet autour du club, des ambitions, j’ai tout de suite accroché», a-t-il expliqué.

Souvenirs de Bielsa

De Lille, il gardera tout de même de bons souvenirs, notamment ses échanges avec Marcelo Bielsa. «C’était formidable pour moi de me retrouver là, mais en vrai, ça a été une saison galère sportivement, où il a fallu se battre jusqu’à la dernière journée pour le maintien. Après, en Afrique, je regardais les matches de l’OM de Bielsa avec de grands yeux, donc me retrouver à bosser avec lui au quotidien, c’était incroyable. La première fois que je l’ai vu, il m’a parlé de la CAN que je venais de disputer avec le Burkina. Il m’a montré des vidéos. À l’entendre, j’ai compris qu’il avait regardé tous mes matches», s’est-il souvenu avant d’ajouter.

«Qu’un coach comme ça s’intéresse à un joueur comme moi, qui n’avait encore rien prouvé, ça m’a touché. Dans la foulée, il m’a aussi donné sa confiance en match. Lui avait vu quelque chose en moi. Malheureusement, je n’étais peut-être pas encore prêt, donc j’ai eu du mal à lui rendre cette confiance. Mais je suis heureux d’avoir travaillé avec lui», a-t-il conclu, ayant aussi un mot pour Christophe Galtier, «un passionné». Aujourd’hui à Charleroi, Hervé Koffi compte donc prouver à Lille – qui, malgré l’arrivée du Croate Ivo Grbic et l’intérim de Léo Jardim, n’a pas dissipé tous les doutes à ce poste – s’est clairement trompé à son sujet.

 

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